Des détails macabres, des faits d'enquête et les identités de pédophiles y sont dévoilés

HUY Plus de 1.200 pages accessibles en pdf sur le Net, l'affaire Dutroux est divulguée à tous. L'affaire en tant que telle est connue, elle a défrayé la chronique. Mais il n'en va pas de mêmes des personnes interrogées dans le cadre de ce dossier qui avait secoué la Belgique.

Ce site va plus loin , il est le fruit d'un travail policier méticuleux. Les faits d'enquête, le point sur le patrimoine des différents protagonistes et surtout les identités des différents suspects sont consultables sur ce site en un simple clic. Voyeuriste, dérangeant et non respectueux de la vie privée, le site reprend des procès-verbaux de synthèse, des procès-verbaux qui vont dans tous les sens. Les détails sont donnés sur des faits avérés mais aussi sur les fantasmes qui ont bercé la Belgique à l'époque où la thèse des réseaux de pédophilie existait toujours.

Personnalités politiques et people, leurs noms figurent dans ce dossier. Des détails sont donnés sur ce que les enquêteurs ont à cette époque trouble imaginé être leur vie sexuelle.

Certaines déclarations prêtent à sourire tant elles sont peu crédibles comme lorsque George Bush est accusé de se rendre en Wallonie pour y violer de jeunes enfants; d'autres sèment le trouble.

Plus grave sans doute , alors qu'un autre site reprenant les identités de pédophiles a été interdit, ce dossier donne accès aux identités de nombreuses personnes ayant été inquiétées pour des faits de pédophilie.

Dans ce rapport qui n'est qu'un fragment des 450.000 pages du dossier Dutroux, de nombreux pédophiles de la région liégeoise mais aussi extérieurs à cette région avaient été suspectés par les enquêteurs.

Ce rapport reprend leurs noms mais aussi les détails des faits qu'ils ont perpétrés et les noms de leurs victimes. Ces pédophiles sont facilement reconnaissables, repérables et identifiables géographiquement à partir du site. Certains d'entre eux ont purgé leur peine. Ils sont pourtant offerts à la vindicte populaire, à la vindicte du Net.

Chaque internaute peut avoir accès à ces données, des données policières qui reviennent aussi sur d'autres enlèvements d'enfants et sur les rapports entretenus par les protagonistes présumés ou connus de l'affaire Dutroux.

Comment de tels détails d'enquête sont-ils sortis des bureaux de la police, qui les a mis sur le Net et que faire pour empêcher leur consultation ? Ce sont autant de questions qui attendent réponse.




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