L’antiterrorisme sur les traces du tueur

L’antiterrorisme sur les traces du tueur
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Faits divers

Ju. B. et D. Ha.

Publié le - Mis à jour le

Le parquet fédéral a repris l’enquête sur la tuerie du Musée juif, hier et a requalifié les faits en assassinat terroriste.

Ils descendent d’un véhicule aux vitres teintées. Lunettes noires, ils se recueillent devant les quelques gerbes déposées au-devant du Musée juif de Bruxelles. Demandent aux quelques caméramen présents de ne pas filmer leur recueillement.

La famille de Dominique Chabrier, 60 ans, bénévole au Musée juif de Bruxelles assassinée avec froideur samedi, fait comme tout le monde : elle attend, dans l’angoisse.

Hier, devant plus de septante journalistes venus de plusieurs pays européens, le parquet fédéral a repris les rênes de l’enquête. Un juge d’instruction spécialisé dans l’antiterrorisme a été co-saisi. Les faits ont été requalifiés en assassinat terroriste et tentative d’assassinat terroriste (1). "La nature des faits combinés à la rapidité des actes - moins d’une minute et demie - font penser à un motif terroriste", pointe Wenke Roggen, porte-parole du parquet fédéral.

Du cœur de l’enquête , très peu a filtré au niveau officiel. "Toutes les pistes d’investigation restent ouvertes", poursuit le parquet fédéral.

En d’autres termes, les enquêteurs travaillent, mais pour l’heure, les éléments en leur possession ne sont pas légion. "Des milliers d’heures d’enregistrement de vidéosurveillance doivent être analysées", poursuit Wenke Roggen.

Une source proche du dossier indique à la DH qu’en ce moment même, les images de l’assaut diffusées dimanche par la police fédérale sont en cours de traitement afin d’en améliorer la qualité et la netteté. Et pouvoir enfin affiner le visage de l’homme qui a ouvert le feu.

Quant à la présence d’une caméra de type Gopro sur le tueur, révélée ce lundi par la DH, elle n’a été "ni confirmée, ni infirmée" par le parquet de Bruxelles. Nous maintenons néanmoins nos informations.

Le parquet fédéral a aussi annoncé que le laboratoire de la police judiciaire fédérale allait à nouveau se rendre sur les lieux des faits, rue des Minimes, pour des "analyses supplémentaires". Avec comme conséquence la non-réouverture du musée, contrairement à la volonté de son président, Philippe Blondin.

Les dépouilles d’Emmanuel et Myriam Riva, ont été rapatriées en Israël hier, tout comme le corps de Dominique Chabrier, en France.





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