Le mobile du crime pourrait avoir un lien avec une relation que l’assassin présumée entretenait avec un parlementaire FDF...

Souvenez-vous. Marc Dellea, 45 ans, avait été retrouvé le 8 juillet 2014 dans son lit avec une balle dans la tête. Les faits s’étaient déroulés dans un immeuble de l’avenue Mutsaard à Laeken. C’est sa compagne, 38 ans, qui prétendait avoir fait la macabre découverte et avait donc donné l’alerte.

Sur place, l’arme du crime n’avait pu être retrouvée. Il n’y avait pas non plus de trace d’effraction mais une fenêtre de l’appartement - situé au rez-de-chaussée - était restée entrouverte. D’où l’hypothèse d’un assassin qui s’était introduit en douce et l’avait abattu dans son sommeil. Seul bémol ? On ne connaissait pas de véritables ennemis à celui qui livrait du café dans le secteur de l’horeca.

Aujourd’hui, après plus d’un an d’enquête, ce crime énigmatique semble enfin avoir été résolu. Selon nos infos, il aura fallu attendre pour ce faire que les enquêteurs découvrent le pot aux roses : Marc Dellea et sa compagne - Sylvia B. (photo ci-dessous) - ne s’entendaient plus depuis un certain temps déjà et cette dernière avait en plus une liaison avec un parlementaire FDF depuis deux ans !

© DH

Résultat ? Sylvia B. a commencé à être lourdement suspectée - au vu des circonstances précitées de l’assassinat - et on a fini par trouver suffisamment d’éléments à sa charge pour que le juge d’instruction en charge de l’affaire décide de la placer sous mandat d’arrêt ce mardi 13 octobre 2015 du chef d’assassinat, nous a confirmé Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles.

Contacté par nos soins, l’amant de Sylvia B. - le parlementaire FDF - n’a malheureusement pas accepté de répondre à nos questions. Cela, malgré notre insistance et probablement en connaissance de cause. Sachant que le mobile du crime pourrait avoir un lien avec la relation qu’il entretenait avec l’assassin présumée, ce n’est en effet peut-être pas étonnant de sa part !

Informée du dénouement de l’enquête, la famille de la victime ne s’attendait en tout cas pas du tout à cela. "C’est une personne avec qui mon fils a vécu pendant quinze ans. C’est difficile à croire. On a déjà demandé plusieurs fois d’avoir un accès au dossier mais on nous l’a toujours refusé jusqu’à présent. On est donc encore et toujours dans le vide", confie le papa de Marc Dellea. Et la sœur de Marc Dellea d’ajouter : "On n’était pas du tout au courant qu’il y avait de l’eau dans le gaz entre mon frère et sa compagne ni qu’elle avait une relation avec ce parlementaire. S’il s’avère que c’est bien elle qui l’a assassiné, c’est pour leur petite fille de neuf ans (la victime a eu deux filles dont sa petite dernière avec Sylvia B., NdlR) que ce sera le plus dur. Elle aura été doublement victime dans ce drame, elle qui n’est pas encore au courant."

Également interrogée, la maman de Sylvia B. croit quant à elle dur comme fer en l’innocence de sa fille. "Ma fille est innocente ! Elle n’aurait jamais pu commettre un tel acte ! Jamais ! Elle a peur de tout : elle a peur du noir; elle a peur d’une araignée; elle est beaucoup trop trouillarde pour être capable de faire une telle chose".

>> Le portrait de Marc Dellea

>> Le verdict du procès de l'assassinat de Marc Dellea