Conformément au vœu de ses avocats, la demande d'expertise psychiatrique de Marc Dutroux sera donc débattue le 17 octobre, à huis clos, à la prison d'Ittre.

L'avocat de Marc Dutroux, Me Dayez, aurait remis trois noms de psychiatres et de psychologues afin de constituer un collège de cinq experts (au lieu de trois habituellement), chargés d'évaluer la dangerosité actuelle du condamné. Le deux autres noms seraient laissés au choix du parquet. Le parquet avalisera-t-il cette manière de procéder ainsi que les noms proposés ? In fine, c'est le Tribunal d'application des peines qui tranchera.

Après l'audience du 17 octobre, incluant les parties civiles, la décision devrait être mise en délibéré. Cette expertise psychiatrique ne sera bien évidemment pas auto-suffisante. Pour obtenir une libération conditionnelle, il faut remplir plusieurs critères : avoir été "suffisamment" puni (pour les condamnés à perpétuité, la loi prévoit un délai de 15 ans avant d'être admissibles), indemniser les victimes, ne pas présenter un danger social, pouvoir se reclasser et faire preuve d'amendement. Lors du procès de 2004, Marc Dutroux n'avait exprimé ni regret ni excuse.

Bruno Dayez s'est donné jusque 2021 pour que Dutroux soit libre, soit au bout de 25 ans d'incarcération. Dans son livre "Pourquoi libérer Marc Dutroux", il a défendu la thèse qu'aucun condamné ne devrait être emprisonné plus d'un quart de siècle. 

Après la décision, le 30 septembre dernier, de libérer Michel Lelièvre, le complice de Marc Dutroux , celui-ci est le dernier de l'affaire à être en prison. En 2013, les TAP de Bruxelles avait rejeté sa demande de bracelet électronique.