Faits divers Les créanciers ont remporté une première manche devant le tribunal de Mons.

Ce lundi, le tribunal de commerce de Mons a décidé de prolonger de 5 mois (jusqu’au 25 mars prochain) le sursis (période au cours de laquelle la société est protégée de ses créanciers) dont bénéficie actuellement Productions du Dragon (PDD), la société belge du groupe Dragone.

PDD est en procédure de réorganisation judiciaire (PRJ). Alors que le conseil du chorégraphe louviérois devait déposer un plan de redressement devant l’instance montoise pour le 20 septembre, il a préféré opter pour une pirouette judiciaire (prévue par la loi) en introduisant une demande de changement d’objectif de la procédure, en l’occurrence un transfert d’entreprise sous contrôle judiciaire. La raison invoquée par l’entreprise internationale de spectacles et d’événements : son incapacité à démontrer la viabilité de la société sur le long terme.

Par ailleurs , "vu les manquements graves" dans le chef du groupe Dragone (contrairement à ce qu’il soutenait, ses comptes 2015 n’ont pas été audités mais sont toujours en cours d’audit), le tribunal montois a décidé de désigner un mandataire de justice chargé d’établir les comptes annuels (2015 et 2016) de la totalité du groupe et de les publier. Du fait de cette décision, la demande de transfert d’entreprise introduite par le groupe Dragone est suspendue. Ce dernier est tenu de remettre un plan de redressement pour le mois qui précède l’échéance du sursis de 5 mois.