Faits divers

La 45e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a remis sine die, mercredi, l'affaire opposant le commissaire Pierre Vandersmissen à l'avocat Alexis Deswaef. L'affaire sera fixée devant la 50e chambre, compétente pour juger les affaires concernant la police. 

En juillet dernier, l'avocat Alexis Deswaef, ancien président de la Ligue des Droits de l'Homme, s'est vu remettre une citation directe à comparaître devant le tribunal correctionnel par le commissaire Pierre Vandersmissen, chef des interventions au sein de la police Bruxelles-Capitale/Ixelles. Ce dernier lui reproche des faits de harcèlement et d'outrage commis entre 2008 et 2016. L'avocat et le policier étaient tous deux présents devant le tribunal mercredi après-midi, assistés de leurs avocats. Un dispositif de contrôle des identités avait été installé à l'entrée de la salle d'audience et une dizaine de policiers étaient présents dans et à l'extérieur de la salle.

L'affaire sera finalement examinée par une autre chambre, qui juge toutes les affaires concernant des policiers. Elle y sera fixée dans les prochaines semaines. En attendant, la présidente de la 45e chambre du tribunal a donc remis l'affaire sine die.

Le commissaire Pierre Vandersmissen a décidé de faire citer Alexis Deswaef directement devant un juge.

L'officier de police soutient que, pendant une période infractionnelle de huit ans, entre 2008 et 2016, cet avocat l'aurait harcelé et outragé.

Pour la Ligue des Droits de l'Homme, son ancien président n'a fait qu'exercer son droit à la libre expression, dans le cadre de sa fonction d'alors.

Alexis Deswaef avait lui-même déposé plainte contre le commissaire qui l'attaque, après que ce dernier l'avait fait arrêter lors d'un rassemblement contre le racisme le 2 avril 2016 à Bruxelles.