L'homme qui avait mis les enquêteurs sur la piste de l'assassin de Julie Van Espen a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Louvain à 220 heures de travaux d'intérêt général pour un vol à main armée.

Avec un couteau, A.A. avait menacé un trafiquant de drogue dans sa maison de Haecht au cours de l'été 2016. Le ministère public avait requis trois ans de prison contre le prévenu. A.A. (26 ans) avait donné aux enquêteurs des éléments qui avaient mené à l'arrestation de Steve Bakelmans, deux jours après que ce dernier avait assassiné Julie Van Espen à Anvers. A.A. connaissait en effet l'assassin du temps où ils étaient tous deux sans-abri et avait informé les enquêteurs que Steve Bakelmans avait pris le train à Tirlemont, ce qui avait mené à l'interpellation de ce dernier à son arrivée à Louvain.

A.A. a comparu avec cinq autres personnes devant le tribunal correctionnel de Louvain, le 22 novembre, pour son rôle dans l'agression d'un homme à Haecht. Avec O.G., M.B. et A.M., ils étaient entrés par effraction chez ce dernier, par ailleurs trafiquant de drogues, car ils pensaient que le dealer cachait beaucoup d'argent dans sa maison. A.A. avait pris les devants et avait maintenu un couteau sur la gorge de la victime. Le cinquième prévenu était le chauffeur alors que la sixième personne était le voisin de la victime. C'est ce dernier qui avait confirmé que la victime était bien chez elle au moment de l'effraction.

La victime n'avait toutefois que 10 euros à son domicile. Les quatre intrus avaient emporté le téléphone portable du trafiquant ainsi que la voiture garée dans l'allée.

Le parquet avait requis une condamnation de trois ans de prison pour A.A., alors qu'il avait déjà été condamné pour divers faits, dont des vols et possession de drogue. Au cours de sa défense, le prévenu a souligné son mérite envers la société d'avoir fournis des renseignements pour permettre l'arrestation de Steve Bakelmans. "Cela prouve que je prends mes responsabilités", a-t-il déclaré.

Le tribunal a finalement accepté sa demande de travaux d'intérêt général.

O.G., M.B. et A.M. ont été condamnés chacun à un an de prison avec sursis assorti de conditions. Les deux derniers prévenus ont tous les deux écopé de 130 heures de travaux d'intérêt général.

La victime, qui s'était portée partie civile, a reçu une indemnisation de 11.750 euros.