Faits divers L’intéressé interrompt ses vacances pour amener son fils à la police…

Suite à l’appel au meurtre des chrétiens proféré dans une vidéo réalisée à Verviers à l’occasion d’une prière chantée en rue par l’un des fils mineur de l’imam radical de Dison, Shayh Alami, ce dernier a spécialement tenu ce mercredi soir à réagir depuis son lieu de villégiature, par la voix de son avocat, Julien Hardy, spécialisé dans le droit administratif et de l’immigration.

Se disant "effondré", l’imam radical de Dison indique qu’il ne cautionne pas le comportement de son fiston de 17 ans et précise qu’il interrompt ses vacances pour revenir avec son enfant jusqu’au plat pays afin de se rendre illico à la police.

"Monsieur A. ne cautionne en aucune manière les propos et agissements que l’on prête à son fils, adolescent. En tant que père et en tant que citoyen, il est effondré de ce qu’il apprend", souligne Me Julien Hardy. "Il interrompt spécialement son séjour à l’étranger pour se rendre avec son fils à la police, et fournir toutes les explications que les services de police désireraient. Il assure sa parfaite collaboration avec la Justice, et demande à son fils d’en faire de même."

Et l’avocat de l’imam d’ajouter : "Monsieur A. n’est quant à lui, et contrairement à ce que certain(e)s ont pu l’affirmer, nullement poursuivi pour de quelconques incitations à la haine, ou au djihad."

Rappelons que notre secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), n’arrive pas à expulser son client depuis le mois de juillet 2015.

L’intéressé, qui jouit d’une double nationalité (néerlandaise et marocaine) et réside en Belgique depuis plus de dix ans, en est déjà à son deuxième recours devant le Conseil du contentieux des étrangers.

Sa défense a réussi à faire annuler le premier arrêté royal d’expulsion pris à son encontre malgré un avis défavorable de la Commission consultative des étrangers. Reste à voir ce qu’il adviendra du second arrêté royal d’expulsion pris dans les mêmes conditions au mois de mars dernier !

Contacté par nos soins, l’avocat du fiston de l’imam, Me Nabil Khoulalene, confirme que son client "est sur le retour et se présentera spontanément à la police pour être entendu et s’expliquer"