La catastrophe hante toujours les esprits

Faits divers

Laurence Brasseur

Publié le

La catastrophe hante toujours les esprits
© D.R.

L'explosion d'un camion transportant 47.000 litres de gaz fait 22 morts et 59 blessés. C'était le 21 août 1967

MARTELANGE Il y a 40 ans, le village de Martelange était le cadre d'un terrible accident. Un camion immatriculé en France transportant 47.000 litres de gaz liquide rate son virage dans la descente de la N4 vers Arlon. S'ensuit une incroyable explosion.

Le bilan humain est lourd. On dénombre 22 morts, 23 brûlés graves et 36 blessés plus légers dont de nombreux Martelangeois. 13 maisons sont détruites ainsi que plusieurs véhicules.

Un terrible décompte qui aurait pu être moins important si l'accident ne s'était produit un jour de fête dans la cité ardoisière. Ce 21 août 1967 est en effet un lundi de kermesse à Martelange. C'est jour férié aux ardoisières. Les Martelangeois assistent à la bénédiction des tombes au cimetière.

À 12 h 10, alors que la foule se disperse, une formidable explosion embrase le ciel et produit une vague de chaleur intense.

Un camion vient de percuter le parapet droit du pont au bas de la descente. Son chargement, composé de 47.000 litres de gaz liquide, prend immédiatement feu.

La cabine et le chauffeur du camion sont projetés 100 mètres plus loin, à gauche de la route, sur la station Aral. Le chauffeur, brûlé, est tué sur le coup. La citerne parcourt 300 mètres dans la direction opposée, vers la gare désaffectée des vicinaux.

Sur son passage, tout devient la proie des flammes. Les maisons semblent atteintes par des bombes, les voitures sont désintégrées. Les passagers d'une voiture en provenance des Pays-Bas sont carbonisés dans leur véhicule.

Le choc est ressenti à plus de 150 mètres. Les vitres éclatent, les arbres brûlent sous l'effet de l'intense chaleur qui se dégage dans le village construit dans une cuvette.

Les secours arrivent de partout, avec les moyens de l'époque. Un hôpital de campagne est installé sur place. Des centaines de pompiers mettront deux jours pour maîtriser les incendies.

40 ans plus tard, l'émotion est toujours aussi vive et les souvenirs douloureux.



© La Dernière Heure 2007

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