Faits divers Le Grec de 36 ans avait été tué à coups de chaînes et de batte de base-ball sur la terrasse d’un café à Neder-over-Heembeek, en juillet 2014.

Cinq ans après les faits, l’affaire Pantelis n’est toujours pas jugée définitivement et les émotions sont aussi vives qu’avant. C’est la cour d’appel de Bruxelles qui examine cette affaire. Elle vient d’entamer les débats vendredi et devrait rendre son arrêt avant la fin de l’année judiciaire, au grand soulagement de la famille de Pantelis Koklis. Ce dernier, radicalisé, avait tenté de forcer ses deux épouses, Yousra et Mounia, à partir avec lui en Syrie. Le frère de celles-ci, leur oncle, leur tante et un de leurs beaux-frères avaient alors mis sur pied une véritable expédition punitive.

Le 14 juillet 2014, alors qu’il était attablé sur la terrasse du café L’Arc-en-ciel à Neder-over-Heembeek, Pantelis Koklis avait été battu à coups de couteau, de chaînes, de pied-de-biche et de batte de base-ball… Jusqu’à la mort.

Devant le premier juge, les quatre prévenus avaient été condamnés à 22, 15, 12 et 10 ans de prison. "C’est une meute qui s’est jetée sur sa proie." "Pantelis a été tué sauvagement, comme un animal…"

Les avocats de la partie civile n’ont pas mâché leurs mots vendredi pour décrire l’horreur de la scène. Me Laurent Kennes, qui représente la mère, la sœur, l’ex-compagne et les trois enfants de Pantelis Koklis, a très clairement rappelé sa position : il s’agit d’un assassinat ! "Jamais il n’a été question de sauver Yousra et Mounia des griffes de leur mari. C’est au-delà de ça ! Ils n’ont pas supporté les insultes et les critiques de Pantelis et ont décidé de faire justice eux-mêmes" , a-t-il plaidé, sans nier que la victime était "perturbée psychologiquement" et avait tenu des "propos odieux, délirants et déplacés concernant des attentats".

Les débats dans cette affaire dramatique qui oppose deux familles brisées se poursuivront le 13 juin.