Le tribunal de Byron Bay qui analyse minutieusement, depuis le 29 novembre dernier, la manière dont l'enquête de police menée depuis la disparition de Théo Hayez il y a deux ans a été effectuée, n'a finalement pas permis d'obtenir de réponses claires sur ce qui était arrivé au jeune homme de 18 ans, originaire d'Overijse. Et laisse toujours la famille de Théo avec ses interrogations.

La famille de Théo Hayez, qui avait pu se rendre en Australie malgré les conditions d'entrée très strictes sur le sol australien en raison de l'épidémie de coronavirus, espérait que l'examen de tous les indices et autres preuves récoltées durant deux ans par la police australienne allait permettre de répondre à cette question cruciale : que s’est-il passé cette nuit du 31 mai au 1er juin 2019, à 1 h 02 ? À cette heure précise, le téléphone du jeune homme de 18 ans avait cessé d’émettre sans que Théo, en contact par SMS ou Messenger avec des amis belges peu avant, ait fait mention d’une batterie qui se déchargeait.

Mais au moment où l'enquête du tribunal se termine, aucun élément présenté durant ces dix derniers jours n'a permis de déterminer avec certitude ce qui était arrivé au jeune homme. Soit, comme le préconise l'enquête policière toujours en cours, Théo Hayez a chuté d'une falaise dans l'océan Pacifique, soit le jeune homme a rencontré une personne alors qu'il se dirigeait vers le phare de Byron Bay. La famille assure depuis plus de deux ans que le caractère de Théo ne colle pas avec le fait qu'il se soit aventuré, seul, sur une piste de brousse sombre, effrayante et dangereuse.

Une thèse qui n'a pas pu être écartée par le tribunal qui se tient depuis le 29 novembre. La coroner a toutefois précisé que de nouvelles auditions de témoins devraient se tenir, durant trois jours supplémentaires, à partir du 21 février.

Ce vendredi, à la sortie du tribunal, la famille de Théo Hayez a réagi. "Ne pas savoir est insupportable, a ainsi déclaré Vinciane Delforge, la maman de Théo, à nos confrères australiens d'ABC News. Notre vie, si nous en avons encore une, est un combat quotidien et la vie n’a plus le même goût. Une partie de moi est partie avec Théo, rester en vie est un combat. Comment pouvons-nous faire notre deuil si nous n'avons pas la certitude que Théo n'est plus ?"

Le parrain de Théo, présent sur les lieux, a pris la parole, au nom de la famille. "L'enquête coronarienne des deux dernières semaines a été incroyablement difficile et épuisante émotionnellement pour notre famille, indique-t-il dans des propos relayés par nos confrères d'ABC News. Nous avons entendu de nombreuses preuves présentées, dont certaines particulièrement difficiles à entendre. Bien que cette enquête ait démontré que le travail de la police a été important, il est également souligné qu'il est possible d'examiner d'autres voies d'enquête. L'officier responsable n'a pas pu exclure le scénario selon lequel Théo était avec une autre personne. C'est toujours notre ferme conviction. Nous pensons qu'il y a encore des pistes à explorer. Et nous apprécions donc qu'une demande de récompense ait été envisagée pour toute personne ayant des informations menant à des réponses sur ce qui s'est passé pour Théo."

La police australienne envisage en effet qu'une récompense soit offerte à toute personne qui apporterait de nouveaux éléments permettant de déterminer l'emploi du temps de Théo Hayez après sa disparition aux alentours de 23h, et si le jeune homme s'était aventuré seul vers la plage, s'il était accompagné avant de se diriger vers celle-ci ou s'il a pu rencontrer quelqu'un en chemin.