Bien que les trottinettes électriques en partage encouragent une mobilité "douce", la façon dont elles sont parfois entreposées peut générer des nuisances aux piétons, personnes à mobilité réduite, cyclistes… par l’entrave d’un trottoir, d’une route, d’arrêts de bus… À Namur et à Liège, des chartes ont été mises en place pour tenter de réguler ce phénomène.

Une proposition de décret a été déposée au gouvernement wallon pour réguler quelque peu cette jungle. Concrètement, la proposition permettra au gouvernement de délivrer une licence qui sera obligatoire pour que des loueurs de trottinettes puissent être autorisés sur le marché. Pour obtenir cette licence, une série de conditions générales seront fixées : prévoir une assurance responsabilité civile au profit des utilisateurs, utiliser des énergies renouvelables pour recharger et ramasser les trottinettes, respect des normes de travail, partager des données de mobilité avec les autorités communales…

De plus, des conditions d’exploitation particulières pourront être fixées par les conseils communaux afin de responsabiliser les opérateurs. Il s’agira par exemple de fixer un nombre minimum ou maximum de trottinettes, de fixer une zone minimale de couverture (pour permettre leur présence dans des quartiers périphériques, par exemple), de prévoir l’aménagement de stockage, ou d’interdire certaines zones pour l’entreposage des trottinettes (endroits dangereux, quais…) ou encore de limiter l’utilisation durant la nuit.