Faits divers Un mandat d'arrêt international est lancé contre l'auteur de Dossier pédophilie: Le scandale de l'affaire Dutroux

BRUXELLES Ce livre publié en septembre en France par Flammarion a fait un tabac en librairie. La première semaine, il ne s'en est pas vendu moins de vingt mille en Belgique: un record!
Un des premiers, le roi Albert II l'a assigné en justice. Le procès, tenu à Paris, fut l'un des événements de la rentrée.
La presse, en Belgique, a considéré - et considère toujours - que ce bouquin n'est qu'un ramassis d'affirmations et d'amalgames connus parfois depuis plus de vingt ans, répétés, amplifiés et déformés. Il a pu être prouvé que beaucoup n'étaient pas exacts.
Parmi les noms cités figure l'ancien Premier ministre belge Paul Vanden Boeynants, décédé l'an passé. C'est pour préserver sa mémoire que les trois enfants du Vieux crocodile ont décidé, après lecture du livre, de ne pas garder les bras croisés. Mais d'attaquer Jean Nicolas en justice en espérant lui faire rendre gorge.
Ils ont déposé plainte en Belgique pour calomnie et diffamation. Sur constitution de partie civile, l'affaire est traitée à Bruxelles par le juge Jacques Pignolet.
Tandis que Jean Nicolas, qui est Luxembourgeois, opère depuis le Grand-Duché.

Nous apprenons que le magistrat bruxellois a lancé au nom du journaliste - lui se dit journaliste indépendant d'investigation - un mandat d'arrêt international. C'est un mandat d'arrêt pour vol.
Outre la vente de son livre et les émissions de télé auxquelles il collabore en France et en Allemagne, Jean Nicolas exploite un site - www.investiqateur.ms - sur lequel il propose - moyennant paiement de 30 euros - pas moins de 1.300 pages du Dossier Dutroux.
Il précise que ces pages ont été volées par un enquêteur (!). Il conseille encore `aux âmes sensibles de s'abstenir´ de les lire.
Comment à présent la justice luxembougeoise va-t-elle réagir? Imaginons que le journaliste soit interpellé au Grand-Duché, il est en tout cas certain qu'il ne sera pas livré fers aux chevilles, qu'il ne sera pas extradé vers la Belgique.
Hier matin, nous parlions à Jean Nicolas qui donc n'était pas (encore?) à disposition de la justice de son pays. Nous parlions à Jean Nicolas sans préciser à ce moment le motif pour lequel nous nous adressions subitement à lui.