La justice recherche le patron d'Ambucare

Faits divers

Gilbert Dupont

Publié le

La justice recherche le patron d'<i>Ambucare</i>
© DEMOULIN
Backaert, le chevalier blanc des ambulances privées, est cité dans un dossier de vol, recel, faux et escroquerie!

BRUXELLES Une firme privée d'ambulances bien connue sur Bruxelles, Ambucare, est en plein dans l'oeil du cyclone. Son patron, Didier Backaert, est recherché pour escroquerie. Un juge, Jacques Pignolet, a même délivré un mandat d'amener à son nom.

Il y a deux mois, ce Didier Backaert avait choqué. Dans une interview-vérité (DH du 6 février 2003), il s'attaquait à la Santé publique incapable à ses yeux de faire respecter un minimum de déontologie. Pour avoir semé le vent, Backaert récolte-t-il la tempête? Après s'être mis toute la profession à dos, c'est à présent le parquet de Bruxelles qui soupçonne le chevalier blanc des ambulances de ne pas être lui-même exempt de tout reproche!

Le clinquant des véhicules, les sirènes, les gyrophares, les Brussels Rescue Team et autres Intensive Care Unit Transferts en caractères énormes sur ses ambulances jaune fluo, c'était du show! Et c'est pas parce qu'on lisait Médecin sur les véhicules qu'un toubib était à bord.

Des véhicules dangereux faute de contrôle technique. Des tarifs à la tête du client. Des ambulanciers n'ayant pas plus d'estime pour les malades que pour «des morceaux de viande rapportant du pognon» (sic) : Backaert crachait dans la soupe!

Pire. Des chauffeurs, disait-il, roulaient sans formation médicale spécifique. «On est là pour conduire, ce qui n'est déjà pas mal!»

Par la crudité des propos, l'interview nous avait valu un abondant courrier! L'Asap - Association des services ambulanciers professionnels - traitait Backaert d' «hurluberlu arnaqueur considéré par l'ensemble de la profession comme un débile mental dangereux».

Chez Samubel, Jean-Pierre Meert prétendait que Backaert n '»avait même pas son permis de conduire».

A Schaerbeek, une entreprise de lettrage (décoration des ambulances) voulait l'adresse de Backaert qui lui devait de l'argent.

Un informaticien namurois - qui avait réalisé le site commercial d'Ambucare sans être payé - cherchait lui aussi à tout prix à le localiser.

L'enquête du parquet de Bruxelles porte également sur des accusations de vols de matériel médical (notamment à l'AZ-VUB et à l'hôpital Brugmann). Pas seulement.

En fait, Backaert, qui ne se montre plus comme s'il s'était volatilisé, est recherché pour: recel, escroquerie, faux et usage de faux.

Rien de moins...

© La Dernière Heure 2003

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