Faits divers La lecture de la lettre de Marc Dutroux suscite dégoût, colère, écœurement, pire encore. La langue française manque de mots pour définir un tel ressentiment. 

Durant 44 pages, Marc Dutroux ne cesse de se victimiser, de se dédouaner des maux qui l’ont mis en prison pour la vie : chargeant son ex-femme, ses complices, d’autres encore, construisant une théorie délirante en partant de faits réels. Cette version – qu’il ose livrer à Jean-Denis Lejeune – ne tient sur rien, méprise les victimes, la vérité judiciaire, le peuple belge. Les situations qu’il décrit sont invérifiables. Les personnes qu’il incrimine ne sont plus là pour témoigner. 

Pour la plupart, il les a tuées ! S’il ne faut y accorder aucun crédit, cette lettre prouve néanmoins une chose : l’extrême perversité du personnage. Elle démontre qu’il ne sortira jamais de son dangereux délire. Déconstruire une nouvelle fois la folle vérité de Marc Dutroux nous a paru essentiel pour deux raisons. 

Primo : la diffusion de ce document doit faire définitivement comprendre que cet homme restera toujours l’immonde psychopathe et violeur d’enfants que la Belgique a découvert dans les années 90. Qu’il est tout simplement inadmissible d’émettre la moindre hypothèse sur une éventuelle sortie de prison à son sujet. 

Secundo : des mains malveillantes pourront utiliser ce document à des fins dévastatrices, au risque d’une nouvelle fois déstabiliser l’opinion publique, voire le pays tout entier. Ce que tentera très certainement de faire le député fantoche Laurent Louis…