Faits divers

Elle n'a pas dormi et elle était d'accord : 10 photos le prouvent. Il y a eu arnaque mais différente

COURTRAI Il y a bien eu un coup publicitaire autour de Kimberley, mais pas celui présenté hier par ceux qui ont parlé - à tort - d'arnaque.

L'affaire Kimberley n'est pas un bateau, encore que tout ne se soit pas passé exactement comme Kimberley le dit. Mais ni l'un ni l'autre n'ont participé volontairement ou non à un coup de marketing pour MNM, une radio de la VRT en perte d'audience.

Par contre, Kimberley n'a bien sûr jamais dormi. Il n'y a pas eu non plus d'erreur de compréhension. Des P-V et dix photos le prouvent. C'est après coup que Kimberley et son père ont trouvé que c'était too much.

Quant au prétendu coup monté, l'info vite écartée par les médias flamands, mais visiblement pas par un média francophone, avait circulé pour booster une émission de la radio MNM annonçant des révélations.

Et là, c'était un coup : en fait de révélations, Kimberley a tout simplement répété son histoire. Une chaîne publique ne ment pas. Imaginez la RTBF ? Et la VRT maintient qu'il n'y a pas eu de canular.

Dimanche donc, Kim arrive avec son père, son copain, un frère et une petite sœur. Occupé avec une cliente, le tatoueur leur demande de revenir le lendemain mais, devant l'insistance, la cliente cède son tour.

Selon nos infos toujours, Kimberley "ne veut pas des étoiles" mais bien "des points" , en fait "trois points, près des yeux " et peut-être aussi "sur les mains". Mais Kim ne fait pas son âge et le tatoueur, qui "lui donne 13 ans" , veut d'abord vérifier qu'elle est majeure, née en 1990, par sa carte d'identité.

Alors, Kim et son père montent à l'étage, où le tatoueur a son ordi. "Et pour la première fois, on parle d'étoiles."

Le tatoueur montre des tatouages d'étoiles, que père et fille trouvent ravissants au point qu'on se met d'accord "pour beaucoup", plus que trois en tout cas, "avec un fond gris".

"Décision prise", le père et les autres s'absentent. Pas pour une crème glacée comme prétendu, mais s'agissant du père, des bières au pluriel. Restée seule avec le tatoueur, Kimberley, qui "se voit régulièrement dans un miroir", apprécie "le résultat" . Tout au plus demande-t-elle de "supprimer celles sur le nez et le menton" comme il en était question.

Quand le tatoueur demande à Kim d'appeler son père, ce dernier ne dit pas qu'il y en a trop. Il dit qu'"il y en a beaucoup" et qu'il "ne faut plus en mettre ". Et l'on renonce au fond gris sous les étoiles.

Dix photos sont prises d'une Kimberley "souriante, pas du tout furieuse" ! Alors, père et fille quittent la boutique (le père sans d'ailleurs payer la totalité de ce qu'il doit, NdlR).

Rebondissement une heure plus tard avec l'arrivée de la police qui embarque le tatoueur pendant "quatre à cinq heures" . Il est informé que Kim prétend qu'elle a dormi (c'est démenti par la cliente qui avait dû céder son tour) et qu'elle veut que "des 56 étoiles, le tatoueur lui en laisse 25" .

Le tatoueur se dit qu'à l'avenir, il fera signer sur photo le tatouage opté par le client, avec la mention "lu et approuvé " (ce qu'il reconnaît, sur P-V, n'avoir pas fait, NdlR). Ajoutons qu'hier, une chaîne néerlandaise, Ned 3, a piégé Kimberley en lui faisant croire, lors d'une interview, que les caméras étaient en panne. Hors caméra - mais tout était enregistré -, Kimberley reconnaît que "le résultat lui plaisait" mais que c'est "son père qui était furieux".



© La Dernière Heure 2009