L’homme est poursuivi pour rébellion contre la police de Mons.

La cour d’appel du Hainaut rendra son arrêt le 10 mai prochain contre l’ancien député fédéral Laurent Louis, poursuivi pour rébellion, et l’un de ses sympathisants, prévenu de coups. Le tribunal correctionnel de Mons les avait tous deux acquittés en première instance. S’estimant lésée, la zone de police de Mons-Quévy avait interjeté appel.

Vendredi, le ministère public a demandé la confirmation du premier jugement. Laurent Louis ne se contentera pas d’un acquittement au bénéfice du doute. Le Nivellois souhaite que la cour note dans son arrêt que les policiers de la zone de Mons-Quévy, qui sont intervenus le 8 mars 2014 alors qu’il récoltait des signatures pour son parti "Debout les Belges" dans le centre de la Cité du Doudou, ont violé la loi électorale et son immunité parlementaire. Selon lui, il avait le droit d’interpeller les gens sur la voie publique car la campagne électorale avait débuté le 24 février 2014. Il conteste avoir distribué des tracts alors qu’il a été interpellé pour cette raison, en contravention du règlement général de police.

Le 8 mars, l’altercation s’était déroulée en deux temps. Lors d’une première scène, une policière s’est fracturé le coude gauche alors qu’elle interdisait à un sympathisant de Laurent Louis de la filmer sur la voie publique. Selon l’avocat général, filmer une intervention policière n’est pas interdit mais bien l’usage que l’on en fait.

Alors que son ami était emmené au poste de police, Laurent Louis est intervenu et il a été maîtrisé par un policier au niveau du cou. Il a été placé en cellule pour rébellion.

Vendredi, le ministère public a demandé à la cour de confirmer le double acquittement alors que la zone de police, partie civile, souhaite que la cour le réforme et condamne les deux hommes.