Faits divers

Christelle, une femme transgenre de 38 ans, traverse un véritable parcours du combattant lié à sa transidentité.

Divorcée récemment de son ex-femme, elle estime que tout est fait pour la pénaliser et l’éloigner de ses enfants pour cette raison.

"On a dit que je battais mes enfants, on a essayé de me décrédibiliser par tous les moyens ! Je n’ai tué personne, je n’ai fait de mal à personne mais on a tenté de faire croire que je frappais mes enfants, que je m’exposais devant eux de manière malsaine et perverse et j’en passe des vertes et des pas mûres" , explique-t-elle.

Pour Christelle, la justice belge est clairement à la traîne en ce qui concerne les personnes transgenres. "La justice est très en retard. Elle considère encore la transidentité comme une maladie mentale. Une femme transgenre est très mal vue par la justice en cas de divorce quand elle a des enfants. Nous sommes dans la même situation que les personnes homosexuelles dans les années 70 ou 80, nous ne sommes pas respectées" , dénonce-t-elle.

Christelle témoigne également de nombreuses marques d’irrespect de la part de magistrats. "Une avocate tient constamment des propos et écrits qu’on pourrait qualifier de transphobes et homophobes. Elle a par exemple refusé de m’appeler Madame. Elle a également dit que j’étais perverse au prétexte que j’organise des soupers avec des couples lesbiens. Je pense que cela a vraiment assez duré et que nous devons montrer que nous avons tous et toutes des droits humains fondamentaux qui ne sont en aucun cas respectés dans ce type de situation. Je reste Monsieur ou Sieur et mégenrée publiquement et volontairement devant la cour et l’audience présente, sans pouvoir rien dire", explique-t-elle.

Excédée par toutes ces atteintes, Christelle a invité tous ses sympathisants et des associations LGBT à venir la soutenir lors de l’audience prévue en mars, qui statuera sur la garde de ses enfants.

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