Le conseil de discipline de la police tire la sonnette d’alarme sur ce phénomène.

Cette année encore, dans son nouveau rapport, le conseil de discipline de la police constate que l’usage abusif des banques de données policières arrive en tête des transgressions le plus souvent commises par les policiers.

Un véritable problème pour les membres du conseil de discipline, qui attirent l’attention sur le phénomène.

"L’analyse des résultats de ce rapport annuel montre clairement que, comme chaque année, un grand nombre d’infractions disciplinaires commises impliquent une consultation illégale des bases de données. De nombreux policiers persistent dans ce mauvais comportement alors qu’une sensibilisation a déjà été faite et continue d’ailleurs sur le caractère illégal de telles actions. Il convient donc de prévenir encore et encore et de marteler sur la nécessité pour les policiers de respecter leurs obligations déontologiques", peut-on lire dans le rapport du conseil de discipline de la police.

Verrouiller totalement l’accès aux banques de données serait irréaliste, estime le conseil de discipline, mais il ajoute " qu’on pourrait peut-être y penser". "Un contrôle plus important de l’utilisation personnelle des bases de données" doit en tout cas être envisagé, selon lui.

Un conseil qui estime qu’il faut se montrer prudent avec l’envoi de données sur des tablettes ou des smartphones.

Le conseil souligne enfin l’importance de préconiser la formation continue des policiers aux règles de déontologie.

Ce qui rejoint en quelque sorte le souhait de l’inspecteur général Thierry Gillis de contrôler l’intégrité des policiers tout au long de leur carrière et non uniquement à leur entrée en fonction.