Faits divers La victime a parlé à sa maman car elle craignait avoir attrapé le sida.

Le fermier d’Anderlues devait comparaître jeudi dernier devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour attentats à la pudeur sur son apprenti, mais le dossier a été reporté car des devoirs complémentaires doivent encore être réalisés.

L’homme, âgé d’une soixantaine d’années, doit en effet être vu par un centre spécialisé car il s’agit de faits commis à l’encontre d’un mineur.

Le jeune apprenti a eu peur et n’a pas parlé tout de suite. La période infractionnelle s’étend en effet sur une durée de trois mois, entre novembre 2017 et janvier 2018. L’apprenti était encore mineur au début de ce qu’il a enduré.

Ce qui a donné le courage de parler à celui que nous appellerons Tito, c’est la peur d’avoir contracté le sida.

Le maître de stage n’a notamment pas hésité à mettre sa main dans le pantalon de son apprenti, à se masturber devant lui...

C’est à sa maman que le jeune homme a dévoilé ce qui s’était passé alors qu’il était censé apprendre son métier. Et s’il a parlé, c’est car il a eu peur d’avoir contracté le virus du sida.

Grâce à cette angoisse, le jeune homme s’est libéré d’un poids lourd… La maman a, bien évidemment, porté plainte. Son fils avait moins de seize ans durant une partie de la période infractionnelle.

Pendant l’enquête , divers témoins ont été entendus. Certains auraient affirmé que d’autres apprentis auraient également été victimes de la "déviance" de l’agriculteur.

Mais devant le tribunal correctionnel, seul le cas de Tito sera abordé.

Selon nos informations, le fermier a reconnu les faits.