Faits divers Dimitri Herman doit répondre du braquage des Déma de Forrières et Saint-Hubert.

Le parquet du Luxembourg a requis quinze ans d’emprisonnement à l’égard de Dimitri Herman pour le braquage des Déma de Saint-Hubert et Forrières commis en septembre 2018.

Le frère de Benjamin Herman, l’auteur de la tuerie perpétrée à Liège en mai dernier, comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Marche pour répondre des braquages en question, mais aussi du cambriolage d’une maison au cours duquel les armes ayant servi à commettre l’attaque de Saint-Hubert auraient été volées.

L’intéressé reconnaît seulement son implication dans le braquage du Déma de Forrières le 18 septembre 2018. Des faits orchestrés selon lui par un mystérieux complice au sujet duquel il ne livre que peu d’informations. "J’étais au volant. C’est lui qui a tiré le frein à main devant le Déma, explique-t-il à l’audience. Il a mis une cagoule, pris des armes, puis est rentré dans le magasin. Je l’ai attendu dans la voiture. Il est ressorti en courant."

Interpellé le jour-même, Dimitri Herman dément avoir participé au braquage commis la veille à Saint-Hubert. Et ce, malgré la présence de sa voiture sur les lieux. Cette voiture, il explique l’avoir prêtée à son complice qui s’en serait servi pour commettre les faits sans le prévenir. "Je n’ai rien à voir avec cette histoire", insiste-t-il. Une cliente du magasin l’a pourtant formellement identifié derrière une vitre sans tain parmi plusieurs personnes. "La tête de mon client est connue dans toute la Belgique", nuance son avocat Sébastien Maquel.

Concernant le cambriolage d’une maison commis peu de temps avant le braquage de Forrières, le prévenu l’attribue à son mystérieux complice. Dimitri Herman bénéficiait d’une libération conditionnelle au moment des faits. "J’avais retrouvé un travail, j’avais reconstruit ma vie à Liège… J’ai tout perdu."

Il explique avoir basculé à la mort de son frère, abattu par la police après avoir tué trois personnes à Liège. "À l’époque, les journalistes ont appelé mon travail, ma compagne… Mon frère, c’est mon frère. Il ne faut pas me mélanger avec lui." La défense sollicite une peine de travail. Jugement le 22 mai.