Faits divers Le téléphone a été retrouvé la semaine dernière sous une pile de dossiers !

C’est une simple histoire de téléphone qui a pourtant eu une ampleur démesurée au lendemain des attentats de Paris. Un téléphone qui n’est autre que celui de Brahim Abdeslam, l’un des kamikazes du commando des terrasses.

Pour mieux comprendre, il faut remonter le temps. Dans les jours qui ont suivi les attentats du 13 novembre, le Comité P est chargé d’enquêter sur les dysfonctionnements éventuels de la police dans le suivi de ces terroristes du 13 novembre. Dans ses premières conclusions, le rapport du Comité P n’épargnera pas la DR3, l’unité antiterroriste de la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles. Il est ainsi reproché aux enquêteurs d’avoir perdu un GSM et négligé le contenu d’une clé USB appartenant à Brahim Abdeslam.

Sauf qu’en réalité, et comme la DH vous le dévoilait déjà le 30 avril dernier, ce n’est pas la DR3 qui avait égaré ce téléphone portable mais bien la police locale de Molenbeek.

Un GSM saisi en février 2015, dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants. Par la suite, Brahim Abdeslam est soupçonné de vouloir partir en Syrie. Son cas remonte à la fameuse DR3. Les enquêteurs de l’unité antiterroriste demandent alors à pouvoir consulter le fameux GSM. Et ce n’est que là qu’on se rend compte que le téléphone portable a disparu. Le contenu avait, par contre, été sauvegardé. S’y trouvaient effectivement, à l’époque, en février 2015 donc, des numéros de personnes connues aujourd’hui pour leur implication dans les attentats de Paris et Bruxelles.

La perte du GSM avait valu à la DR3 plusieurs critiques. On apprend désormais que le téléphone vient d’être retrouvé ! Mercredi dernier précisément. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, il était caché… sous une pile de dossiers dans un commissariat de la zone de police Ouest, à Molenbeek.