La détention provisoire de celui qui avait attaqué en diffamation le virologue belge Marc Van Ranst, a été prolongée de deux semaines, ont confirmé vendredi les autorités judiciaires néerlandaises. Âgé de 45 ans, il a été interpellé mercredi pour provocation, en raison de "messages incendiaires liés au coronavirus" publiés sur les réseaux sociaux pendant une longue période. "Ces messages ont conduit d'autres personnes à commettre ou à être incitées à commettre des infractions pénales", a déclaré le parquet. Le ministère public ne peut pas donner plus d'informations à ce sujet, car l'enquête est toujours en cours.

Le parquet souligne que la liberté d'expression est un droit fondamental aux Pays-Bas. "Mais cette liberté d'expression est soumise à des limites. L'une de ces limites est que les déclarations ne peuvent jamais inciter d'autres personnes à commettre des infractions pénales."

À la fin de l'année dernière, une plainte collective, signée par 22.581 personnes, avait été déposée contre lui auprès du parquet de Rotterdam, l'accusant de provocation, diffusion de désinformation médicale, escroquerie, propos à visée terroriste et menaces.

En Belgique, Willem Engel est connu pour avoir attaqué en justice deux fois le virologue Marc Van Ranst en diffamation. Ce dernier a été acquitté à chaque fois.