La mortalité est à la hausse sur les routes wallonnes, alors que les accidents diminuent.

Le dernier baromètre de la sécurité routière publiée par l’institut pour la sécurité routière Vias dresse un sombre constat pour les cyclistes wallons. Le nombre de morts suite à un accident de la route a triplé en un an, passant de 7 à 21 en 2019, rien que sur les routes du sud du pays.

L’augmentation générale des deux-roues sur les routes peut en partie expliquer cette explosion. Au sud du pays, leurs rangs ont grossi de 24 % l’année dernière, selon les chiffres de Vias. Mais Les deux-roues dénoncent surtout le manque d’infrastructures adaptées pour assurer leur sécurité, à l’instar des pistes cyclables le long des grandes routes.

Plus généralement, le nombre d’accidents impliquant des vélos augmente sur le territoire belge, avec une progression plus forte à Bruxelles (+ 17 %) et en Wallonie (+ 8 %).

L’autre constat inquiétant concerne le nombre de morts sur les routes. Ce dernier rapport montre des chiffres en croissance, après une baisse constante durant les trois dernières années. Sur l’ensemble du territoire, ce sont pas moins de 620 personnes qui ont perdu la vie en 2019, soit 34 de plus qu’en 2018.

Encore une fois, la Wallonie fait figure de mauvais élève avec une hausse de près de 10 %, pour totaliser 297 victimes. Un chiffre qui surprend, au regard des objectifs de sécurité routière avancés par la ministre en charge, Valérie De Bue (MR). La libérale wallonne visait un objectif de 100 morts sur les routes d’ici 2030. Pour y parvenir, la ministre annonçait l’augmentation des radars fixes et tronçons. En ligne de mire : la vitesse excessive des conducteurs.

Vias souligne par ailleurs le paradoxe des chiffres de son baromètre 2019. Le nombre total d’accidents a diminué de 2 %, tandis que le nombre de décès grandit de plus de 10 %. " Cela montre que les accidents sont souvent plus violents. On retrouve encore une fois le problème de la vitesse ", indique le porte-parole de Vias. Et la ministre de couper court au débat sur l’éventuelle baisse de la vitesse : " Nous sommes en faveur d’une vitesse dynamique. La généralisation n’est pas assez nuancée ", précise-t-elle.