Le tribunal correctionnel de Liège a examiné un dossier à charge d’un couple poursuivi pour possession d’armes automatiques. En réalité, il s’agit d’un dossier pour le moins sulfureux concernant Georges Degryse et son épouse Dominique Hardy. Cette dernière est la sœur de Georges Hardy qui avait des accointances avec le grand banditisme liégeois et qui a été abattu.

Alors que cette affaire a été jugée par la cour d’assises sans le cadre du procès Habran et que Giuseppe - dit Pepe - Rosato a été condamné pour l’assassinat de Georges Hardy, Dominique Hardy a dénoncé son mari.

Elle avait en effet découvert que Georges Hardy la quittait pour une jeune femme. Bien décidée à se venger, elle a expliqué aux enquêteurs que son mari détenait toute une série d’armes, notamment des armes automatiques. Elle a expliqué que son mari possédait six armes et des munitions. Elle l’a également accusé d’avoir fomenté l’assassinat de Giuseppe Rosato.

Mais alors que son mari était détenu, un témoin a déclaré que sa femme avait également utilisé les armes en question… Elle avait été vue en train de tirer dans le jardin familial !

Après enquête, aucune prévention concernant Giuseppe Rosato n’a été retenue.

Des armes ont été saisies en revanche au domicile, à l’hôtel sadomasochiste de Georges Degryse, dans la voiture, mais aussi dans une tombe d’un cimetière situé à Beyne-Heusay.

Le couple, désormais réconcilié, s’est présenté ensemble devant la juge. Le prévenu a admis les faits, excepté l’arme cachée dans une tombe. Il a déclaré que cette arme avait été cachée par un autre homme. Il a aussi prétendu que certaines pièces lui avaient été confiées par un homme qui était en compagnie de son beau-frère, Georges Hardy, lorsque celui-ci s’est fait abattre.

Malgré qu’aucune prévention n’a été retenue, Giuseppe Rosato avait mandaté son avocat pour se constituer partie civile.

Georges Degryse, qui n’a plus droit au sursis, a écopé d’un an de prison ferme tandis que son épouse a écopé d’une peine de travail de 180 heures.