"J'espère tout simplement que le peine maximum soit octroyée", a-t-il déclaré lors d'une déposition forte à la barre alors que son gendre encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

"Notre futur, il est simple, nous avons pris perpétuité. Est-ce que ce sera le cas de Jonathann, c'est vous qui en déciderez", a-t-il lancé à la Cour.

"Ce fameux jour nous a éteint la lumière du bonheur et de la sérénité. Nous sommes désormais en mode veilleuse", a-t-il ajouté.

Et de s'interroger encore en s'adressant à l'accusé qui fuyait son regard : "Pourquoi Alexia a-t-elle été assassinée, pour une dispute, une relation sexuelle refusée et peut-être pour vouloir te quitter, Jonathann ?"

"Avant ce drame, le bonheur régnait au sein de notre famille" mais Jonathann l'a "cassé", a ajouté Jean-Pierre Fouillot, 64 ans, vêtu d'une veste de velours vert, la voix parfois altérée par les sanglots.

"Il nous a sali" en accusant son beau-frère d'un complot et d'être le meurtrier, a-t-il encore lâché.


"Alexia était une fille tout ce qu'il y a de plus simple, mais tout ce qu'il y a de plus aimant (...) c'était un bonheur immense pendant toutes ces années", a-t-il ajouté, déplorant que la défense cherche à "salir" aussi la victime.

"C'est d'un assassinat, c'est d'un massacre dont on parle", a estimé M. Fouillot, alors que les parties civiles soupçonnent Jonathann d'avoir prémédité le meurtre.

A l'issue, le président de la cour Matthieu Husson a salué la "dignité" de ces propos qu'il a résumés par "dix ans de bonheur avec Alexia, trois ans de malheur" depuis le meurtre.