Le bébé a succombé le 18 février à ses blessures, qu'il aurait subies à la crèche. La veille, l'hôpital universitaire de Gand (UZ Gent) avait averti le parquet qu'un bébé avait été admis avec un grave traumatisme crânien, occasionné dans des circonstances peu claires. Le bébé avait été hospitalisé en urgence après un appel de la crèche 't Sloeberhuisje.

Le parquet de Flandre orientale avait désigné un médecin légiste et le juge d'instruction avait fait poser des scellés sur la crèche. L'enquête a mené à l'interpellation de trois responsables: l'exploitante de l'établissement, son père et une employée.

Cette dernière a entretemps été relaxée par le juge d'instruction car elle n'était pas liée aux faits. La gérante a été libérée sous conditions mais a été inculpée d'homicide involontaire.

Le père de la gérante a lui été placé sous mandat d'arrêt du chef de coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Charlotte Demaître, avocate de l'homme, n'a pas fait appel contre cette décision de maintien en prison, "par respect pour la victime et ses proches".

Les enquêteurs supposent que l'enfant est mort du syndrome du bébé secoué. L'homme lui-même nie avoir secoué l'enfant. Dans une interview accordée au quotidien Het Laatste Nieuws, la gérante a déclaré que son père ne peut expliquer les blessures subies par l'enfant.

Des rapports d'inspection depuis 2015 ont montré que des parents accusaient le père de violences physiques envers les enfants, mais la gérante a toujours nié qu'il se passait quelque chose. La femme a depuis fermé la crèche.