Le juge devrait simplement acter que les avocats du détenu renonce à demander une libération conditionnelle, compte tenu des conclusions des psychiatres, qui ont déterminé que Marc Dutroux représentait toujours un danger social. "Vu le rapport accablant des experts psychiatres, qui estiment mon client toujours dangereux, je n'ai aucun plan de reclassement à proposer pour lui. Le TAP actera le fait qu'en l'état actuel, Marc Dutroux ne demande pas sa libération", a déclaré l'un des conseils de Marc Dutroux, Me Bruno Dayez, le 11 mars dernier à RTL Info.

En octobre 2019, le TAP avait ordonné de procéder à une nouvelle expertise psychiatrique de Marc Dutroux, conformément à la demande des avocats de ce dernier. Mes Bruno Dayez et Nicolas Cohen avaient demandé qu'un collège d'experts psychiatres soit désigné pour évaluer l'état mental actuel de leur client, afin de réévaluer le risque de récidive dans son chef, et de demander éventuellement ensuite une remise en liberté conditionnelle. Le ministère public s'était dit favorable à cette nouvelle expertise, les dernières datant de 2013 et 2015.

Les psychiatres ont ainsi rencontré Marc Dutroux à la prison de Nivelles à plusieurs reprises durant les mois qui ont suivi. Ils ont remis leur rapport en septembre dernier, concluant que le condamné est toujours psychopathe, maladie mentale caractérisée par l'absence de remords et d'empathie, et donc qu'il présente encore une dangerosité certaine.