Sept et quatre mois pour les deux principaux accusés

NEUFCHÂTEAU Un trio de jeunes d'une vingtaine d'années avait créé un véritable climat d'insécurité à Saint-Hubert plusieurs jours durant en 2003. A leur tête, G. était dans tous les mauvais coups. «Déjà mineur, vous posiez problème. Votre majorité n'a rien changé», lui avait fait remarquer le procureur lors de l'audience d'instruction. «Même les forces de l'ordre n'ont jamais rien pu faire pour vous calmer. Il aura fallu que vous dormiez au cachot et une présentation devant la justice pour que l'on entende un peu moins parler de vous».

Les faits à charge du principal prévenu se sont notamment déroulés à l'occasion de la journée portes ouvertes de l'Institut Saint-Joseph où après avoir frappé un individu, il s'en est pris avec ses complices aux forces de l'ordre arrivés en renfort, l'un d'eux se jetant même les pieds en avant dans le dos d'un agent.

Il lui était aussi reproché, en compagnie des deux autres, d'avoir secoué la tenancière d'un établissement, d'avoir frappé un individu avec un verre de bière, d'avoir asséné un coup de poing à un automobiliste, d'avoir déclenché une bagarre devant un café, ou encore de s'en être pris à plusieurs personnes à l'occasion de la kermesse.

Tenant compte de la multiplicité des faits, de l'inutilité des avertissements et de l'enquête sociale, le parquet avait requis sept mois d'emprisonnement à l'encontre de G, et une peine de trois mois et quatre mois à l'égard des deux autres prévenus.

G. passera sept mois derrière les barreaux et est condamné à une amende de 100 euros. Quant à A., il est condamné à la même amende et à quatre mois de prison ferme. Enfin, T. s'en sort bien avec une peine de 50 heures de travail d'intérêt général ou trois mois d'emprisonnement subsidiaire.

© La Dernière Heure 2004