Faits divers

L'entreprise de fabrication de papier Stora Enso, installée dans la zone portuaire de Gand et dont une tour de refroidissement a été identifiée comme étant à la base de la vague de légionellose autour d'Evergem, a remis en service cette tour de refroidissement, a-t-on appris mercredi. Après identification de la tour comme source des bactéries légionelles, elle avait été mise à l'arrêt et désinfectée de fond en comble pendant trois semaines.

Vendredi dernier, la tour avait été redémarrée une première fois afin de vérifier si l'installation était stable. "Après des tests et contrôles approfondis, la tour de refroidissement a pu être relancée en continu", a précisé Stora Enso mercredi.

Les spécialistes internes à l'entreprise, des experts externes et les autorités compétentes garderont la tour à l'oeil. Stora Enso devait aussi réaliser une analyse des risques et ériger un nouveau plan de gestion. Celui-ci a été approuvé par l'agence flamande de la santé (Zorg en Gezondheid), assistée pour ce faire d'experts.

"Ce plan a été jugé fiable", a expliqué Joris Moonens de cette agence. "Nous allons suivre de près le fonctionnement de la tour de refroidissement les premières semaines. Nous visiterons le site, prendrons des échantillons fréquemment et récupérerons les données du journal de bord."

L'agence s'engage à arrêter de nouveau la tour de refroidissement "à la moindre indication que l'entreprise n'exécute pas correctement son plan de gestion ou s'il existe un risque pour la santé publique".

Une enquête judiciaire est en cours contre Stora Enso afin de déterminer les responsables de l'épidémie mortelle. Au total, 32 personnes avaient été touchées, dont deux ont perdu la vie. Plusieurs proches de malades et riverains ont déposé une plainte tandis que les autorités locales de Gand et Evergem se sont constituées parties civiles.

Les résultats de laboratoire ont conclu à un lien décisif entre au moins cinq patients et la bactérie légionelle retrouvée dans la tour de refroidissement de Stora Enso. "Je peux affirmer que rien n'indique pour le moment une autre source de la contamination", a assuré M. Moonens.