Faits divers Ils sont prévenus entre autres d’avoir agressé la directrice du circuit de Spa-Francorchamps à son domicile.

La chambre du conseil de Liège a renvoyé quatre hommes dont trois détenus devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de leur implication supposée dans deux homes invasions.

Le 4 décembre 2018, trois hommes encagoulés ont fait irruption chez des gérants d’une société de transport à Thys dans la commune de Crisnée près de Liège. Un des auteurs aurait parlé d’un des enfants des victimes. Les voleurs ont réussi à s’emparer d’un coffre-fort avec 40 000 euros.

Lors de leur fuite à bord d’une BMW Série 3 volée, ils ont provoqué un accident avec une Opel Corsa. Ils ont continué leur route, mais un témoin les a pris en chasse. Le véhicule des fuyards a terminé sa course dans un champ. Les trois auteurs ont pris la fuite à pied. Un hélicoptère de la police fédérale a survolé la région, à la recherche des malfrats, mais sans succès.

C’est grâce à une méthode particulière de recherche que les enquêteurs ont pu interpeller quatre hommes. En effet, l’un des suspects, bien connu dans le milieu du grand banditisme après avoir écopé de 15 ans de prison pour des braquages de fourgons et d’un casino à l’explosif, était mis sur écoute conséquemment à la poursuite d’une détention sous bracelet électronique.

Après Crisnée, les autres suspects se sont rendus chez lui et ont parlé de l’affaire. Il était surveillé car il était soupçonné d’avoir participé au home invasion de la directrice du circuit de Spa-Francorchamps à Limerlé dans la commune de Gouvy !

En février 2018, des individus armés se sont introduits au domicile de celle-ci. Les agresseurs ont pénétré dans l’habitation et ont jeté le couple à terre. Les victimes ont été menacées d’armes de poing. Les auteurs ont emporté les cartes d’accès du circuit, mais celles-ci ont été directement désactivées.

À proximité de la demeure, une cagoule avec l’ADN du braqueur multirécidiviste a été retrouvée. Ce dernier nie les faits en expliquant que son matériel de moto lui a été volé. "Monsieur Lewus, conteste sa participation", avait expliqué Me Rodeyns, son avocat. "En tout état de cause, pour les faits de Crisnée, il était sous la surveillance d’un bracelet électronique. Le fait que d’autres viennent chez lui ne signifie pas qu’il est impliqué ou qu’il participe. Il ira s’expliquer devant le tribunal correctionnel."

Quant à l’avocate d’un autre suspect, Me Emeline Thone, elle soutient que son client n’a pas non plus participé aux faits de Crisnée. "Mon client est d’origine d’Afrique du Nord et non de l’Est comme le témoin a décrit les auteurs."

La chambre du conseil a renvoyé les trois suspects détenus et le client de Me Emeline Thone sous la surveillance d’un bracelet électronique.