En trois ans, la Belgique a bloqué les avoirs de 279 terroristes et personnes suspectées de terrorisme en trois ans, rapporte De Tijd mercredi. 

Bien que la possibilité d'agir de la sorte existe depuis 2006, ce n'est qu'après les attentats du 22 mars 2016 que le gouvernement Michel a décidé d'avoir recours au gel des avoirs. En mai de cette année-là , le conseil de ministres a pour la première fois ordonné le gel des actifs de deux Belges partis se battre en Syrie.

Le gel prend effet sans l'intervention d'un juge et porte sur l'argent, les comptes, les chèques, tous papiers de valeurs, biens et autres "moyens économiques".

Trois ans plus tard, 279 terroristes et personnes suspectées de terrorisme sont concernés par de telles mesures. Parmi ces individus, Mohamed Abrini, "l'homme au chapeau" de l'attentat qui a visé l'aéroport de Zaventem en mars 2016.

En aril, le diplomate iranien Assadollah Assadi, qui aurait commandité à un couple belgo-iranien de perpétrer une attaque lors du congrès Free Iran à Paris en 2018, s'est tourné vers le Conseil d'Etat pour que le gel de ses avoirs soit levé arguant une "nécessité urgente". Mais le Conseil a rejeté sa demande.