Faits divers

L'autopsie du corps du conducteur permettra d'en savoir plus sur les raisons de l'accident du car. La vitesse du véhicule n'est pas en cause

SION Le Premier Procureur du Valais central s'est exprimé lors de la conférence de presse ce mardi à 18h à Sion.

Il a précisé que les caméras de surveillance présentes dans le tunnel avaient permis d'exclure l'hypothèse d'un accident provoqué par un autre véhicule.

Il reste trois pistes aux enquêteurs.

- Une cause technique: le car (c'était un modèle récent) a connu une défaillance technique qui a précipité le véhicule dans le mur de béton. Seuls les rapports des experts pourront permettre de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse.

- Un problème de santé du conducteur: le conducteur a été victime d'un malaise. L'autopsie réalisée ce mercredi soir permettra d'y voir plus claire.

- Une erreur humaine: comme dans chaque accident, une erreur humaine (endormissement, distraction,...) n'est pas à exclure. Le Procureur a précisé que la vitesse du véhicule n'est pas en cause.

Le Procureur a précisé que le conducteur n'avait conduit que quelques kilomètres avant l'accident puisque le car était au tout début de son voyage. Les chauffeurs avaient également respecté les temps de travail et de repos.


Des experts ont pointé des problèmes de sécurité dans le tunnel

Le dramatique accident de car aurait pu connaître des conséquences moins graves si ce dernier avait été pourvu de rails de sécurité, a indiqué Johannes Hübner, expert en accident auprès de l'International Coach Tourism Federation (RDA), mercredi à l'agence DPA.

Des lacunes concernant la sécurité avaient été pointées par l'association dans le passé. D'après les premières analyses, la roue avant droite du bus a percuté le mur du tunnel dans un long virage sur la droite, selon M. Hübner.

L'impact s'est produit au début de l'accotement d'urgence. Le conducteur du car a ensuite tenté de changer la direction du car, mais a percuté le mur qui marquait la fin de l'accotement.

"Les 15 ou 20 premiers mètres étaient déjà passés avant que le chauffeur n'ait pu réagir", a précisé M.Hübner, qui estime que l'absence de rail de sécurité le long du mur, et la vitesse de 50 km/h, ont accentué la gravité de l'accident.

"Un rail de sécurité devrait être installé sur toute la longueur du mur du tunnel, et un double rail devrait être placé au début et à la fin de l'accotement d'urgence", a encore déclaré l'expert.

En 2005, le tunnel suisse avait été testé par l'organisation automobile ADAC, et avait obtenu le mention "bon".

© La Dernière Heure 2012