"Ils vont nous refiler le virus, qu’on attrape plus vite dans les villes que chez nous."

À l’heure où le gouvernement impose des mesures de confinement, quelques habitants de la vallée de la Semois s’interrogent. "Je constate que malgré l’interdiction de circuler ou de limiter les déplacements, pas mal de propriétaires de maisons secondaires débarquent dans notre région. N’est-ce pas interdit ou fortement déconseillé ?" se demande Benoit, de la région de Bouillon. Il vise les Flamands et les Néerlandais, quand ce ne sont pas d’autres Wallons. Une réflexion qui a rapidement amené la psychose dans les esprits de certains. " Ils vont nous refiler le virus qu’on attrape plus vite dans les villes que chez nous. Qu’ils restent bien là-bas. Il faut les arrêter. Ils ont un comportement irresponsable et égoïste. Ils ne sont pas solidaires", commente une autre habitante.

Un contexte de crainte qui divise la population. Car à côté de ceux qui se plaignent, il y a aussi ceux qui ne comprennent pas ces propos et qui se font injustement attaquer. " Ce sont des polémiques stériles mais certains propos tenus à notre égard font mal. Nous possédons une maison à Bouillon mais au final, nous sommes retournés à Liège nous confiner. C’est comme ça quon nous l’a fait comprendre", explique Carine Thomas.

"Le fait que certaines personnes voyagent en ce moment pose problème, car c’est un comportement illégal. On ne peut que rappeler la loi qui est claire : restez chez vous et n’allez pas dans votre deuxième résidence, si on la résume bien ", répond Patrick Adam, le bourgmestre de Bouillon.

Reste à voir si, et surtout comment, la police pourra contrôler ceux qui se présenteront encore dans leur résidence de campagne.