Les familles des deux terroristes n’ont toujours pas récupéré les corps.

Plus de deux mois après les attentats de Paris et l’assaut de Saint-Denis, les familles de deux terroristes abattus réclament toujours leur corps.

Les dépouilles d’Abdelhamid Abaaoud et de Brahim Abdeslam, frère du fugitif Salah, se trouvent toujours à la morgue, à Paris. Il en serait de même pour le corps de Bilal Hadfi, le troisième terroriste belge mort à Paris.

Le problème ne serait pas le refus des autorités françaises de céder les corps aux familles, puisque les terroristes français du commando ont déjà été enterrés, mais bien du lieu où Abdelhamid Abaaoud et Brahim Abdeslam seraient enterrés. Les familles des deux Molenbeekois voudraient rapatrier les corps au Maroc mais les autorités locales n’y seraient pas vraiment favorables. Dans l’attente d’une solution, belge ou marocaine, les corps restent donc à Paris.

La famille de Brahim Abdeslam y a d’ailleurs, comme nous vous l’indiquions il y a quelques jours, effectué déjà plusieurs visites, dans le but de régler les démarches administratives relatives au rapatriement du corps de Brahim Abdeslam, l’un des terroristes du commando des terrasses. Pour rappel, il est mort en activant sa ceinture d’explosifs au Comptoir Voltaire, un des cafés parisiens ciblés.

Paris, où d’autres attentats similaires à ceux du 13 novembre pourraient se reproduire prochainement, à en croire Rob Wainwright, le directeur d’Europol.

À l’occasion de la création, ce lundi, d’un nouveau centre européen de contre-terrorisme, Rob Wainwright a déclaré depuis Amsterdam, que d’autres opérations similaires se préparaient.

Et le directeur d’Europol d’ajouter que ces nouvelles attaques se concentreraient essentiellement sur l’Europe, et en particulier en France. "De nouvelles attaques sont en préparation par l’organisation État islamique qui a développé une nouvelle capacité de combat pour mener une campagne d’attaques d’ampleur", a encore précisé Rob Wainwright.

Une déclaration qui arrive quelques heures après la diffusion, par l’État islamique, d’une nouvelle vidéo de terreur, dans laquelle le groupe promet d’autres projets meurtriers, à l’encontre des pays impliqués dans les frappes aériennes en Syrie.