"Sur Bruxelles par exemple, il arrive que l'on doive retarder de un à deux mois une visite, car la police n'a personne de disponible", témoigne Laurent Tonnus, vice-président de la Chambre nationale des huissiers de justice.

Interpellé à ce sujet en Commission Justice de la Chambre, le ministre de tutelle, Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a annoncé que les huissiers de justice allaient être autorisés à consulter la banque de données policières (BNG) afin de mieux cerner le profil d'individu avant de s'y rendre. "L'objectif est de donner aux huissiers de justice une plus grande autonomie pour évaluer la dangerosité des citoyens, de réduire le nombre d'appels à la police et d'éviter le recours systématique à la police", a expliqué le ministre de la Justice.

"Ce que le ministre propose est un mieux, cela permettra de voir à qui on a affaire, de voir par exemple qu'on va se rendre chez une personne qui entre facilement en rébellion ou qui a déjà frappé un agent de police. Mais cela ne peut pas remplacer la présence policière", réagit Laurent Tonnus.