Les cas d’infanticides ne sont malheureusement pas rares en Belgique. Chaque année, nous devons déplorer les meurtres de jeunes enfants par un parent. À chaque fois, des problèmes psychologiques sont diagnostiqués chez l’auteur des faits.

Ce fut notamment le cas d’Euphrasie Deroux. En juin 1846, elle avait tué sa fille de deux ans après l’avoir étouffée, volontairement, en lui obstruant la bouche avec du pain. Elle sera la dernière femme exécutée en Belgique.

Plus récemment, l’affaire Lhermitte aura provoqué un émoi à travers tout le pays. En 2007, elle mettra fin à la vie de ses cinq enfants. Quelques jours après le drame, on découvrira qu’elle était suivie par un psychiatre. Un psychiatre qu’elle avertira de son geste la veille des faits, par courrier. Après avoir purgé 12 années de prison, la Nivelloise a été placée, en 2019, dans un centre psychiatrique.

En 2013, la maman du petit Rachid, retrouvé égorgé dans un sentier de Braine-l’Alleud, était jugée aux assises. Des experts psychiatres avaient plaidé l’internement, estimant que Lina Haji n’était pas responsable de ses actes. Elle a été condamnée à 30 ans de réclusion.

Plus récemment, c’est du côté d’Hantes-Wihéries (Erquelinnes) qu’un pareil drame s’était joué. Julie L. a tué deux de ses trois enfants. Devant les enquêteurs, elle aurait évoqué la douloureuse perte d’un enfant lors d’une IVG pratiquée pour raison médicale. Elle aurait expliqué avoir voulu mettre fin à ses jours "sans pour autant abandonner ses enfants".

À chaque fois dans les cas précités, un surmenage et des difficultés psychologiques sont remontés aux enquêteurs. Des signes avant-coureurs également. Sans qu’ils n’aient permis de déjouer le futur drame.