La cour et le ministère public ont déjà visité la maison. Les jurés sont rentrés à leur tour dans la maison de Dutroux vers 13 h. La mère de Laetitia victime d'un malaise

MARCINELLE La cour d’assises d’Arlon qui juge actuellement Marc Dutroux a entamé en milieu de journée mardi une visite sous haute protection de la maison de Marcinelle où le pédophile séquestrait ses jeunes victimes.

La cour, suivie du ministère public, a procédé en premier à l’examen de la cache dissimulée dans la cave, où les fillettes kidnappées étaient enfermées le plus clair du temps, ainsi que de certaines autres pièces de la maison.

Peu après 13 h, les jurés, puis les parties civiles, ont été à leur tour invités à pénétrer dans l’étroit bâtiment du 128, rue de Philippeville, une étroite maison de briques rouges aux fenêtres obturées sise dans une petite artère bordant une voie ferrée.

Des bâches ont été installées pour protéger tant bien que mal des regards les abords immédiats de l’édifice et un imposant dispositif de sécurité avec 380 policiers mis en place pour assurer la sécurité. Tout le quartier a été bouclé.

Selon la télévision publique belge RTBF, Marc Dutroux, présent sur place, s’est dit victime d’un malaise avant d’avoir eu l’occasion de se rendre à l’intérieur de son ancienne propriété, et a demandé à être examiné par un médecin en début d’après-midi.

Patricia Martin, la mère de Laetitia Delhez, a aussi été victime, mardi après-midi, d'un malaise alors qu'elle venait d'effectuer la visite de la maison de Marc Dutroux à Marcinelle. Elle a été transportée en brancard vers une ambulance qui stationnait à proximité de la maison pour y recevoir des soins.

Dutroux avait été amené à Marcinelle en fin de matinée avec deux de ses co-accusés, son ex-épouse Michelle Martin et son homme de mains Michel Lelièvre, à bord de Mercedes blindées.
Le quatrième accusé du procès, l’ex-homme d’affaires Michel Nihoul, qui comparaît libre, a refusé en revanche de se rendre sur place et était représenté par ses avocats.

Les familles des victimes de Dutroux ont pour leur part toutes fait le déplacement, à l’exception de Carine et Gino Russo, parents de la petite Melissa (8 ans), enlevée en juin 1995 près de Liège (est) avec son amie Julie Lejeune. Les corps des deux fillettes avaient été retrouvés en août 1996.

Les deux victimes survivantes de Marc Dutroux, Sabine Dardenne et Laetitia Delhez, se sont elles aussi rendues à Marcinelle. Peu avant de partir sur les lieux, Laetitia Delhez, l’une des deux rescapées de la cache, avait confié à des journalistes qu’elle voulait retourner sur place «pour se rendre bien compte».

La jeune femme a voulu être accompagnée de membres de sa famille, pour que eux aussi «se rendent compte de ce que j’ai vécu». «Nous pensons que c’est important aussi de voir, de sentir, d’entendre l’atmosphère de l’endroit où les petites sont restées si longtemps», a déclaré mardi Paul Quirynen, l’avocat du père d’An Marchal, une autre victime de Dutroux, que le pédophile est accusé d’avoir assassinée.

«Ce n’est pas la meilleure journée pour la défense», a reconnu pour sa part l’un des avocats de Marc Dutroux, Me Ronny (bien Ronny) Baudewijn.
La visite de la cache de Marcinelle ne devait donner lieu à aucun débat sur place. L’audience du procès doit reprendre brièvement en fin d’après-midi après le retour de la cour d’assises à Arlon, à 180 kilomètres de là.

Marc Dutroux, dont le procès s’est ouvert le 1er mars, encourt une peine de prison à vie pour, entre autres crimes, l’enlèvement et le viol de six fillettes et adolescentes belges entre juin 1995 et août 1996, ainsi que la mort de quatre d’entre elles, dont deux tuées par lui.

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