Faits divers

47 accidents ont été recensés en 2009 et déjà 16 pour les trois premiers mois de cette année

200 radars seront installés

12,5% des conducteurs voient mal


BRUXELLES Les passages à niveau, malgré la présence de feux, d’avertisseur sonore et/ou de barrières, présentent toujours un danger. Si l’on excepte l’année 2007 au cours de laquelle 19 personnes ont perdu la vie dans 76 accidents sur le réseau, ce sont en moyenne une cinquantaine d’accidents qui se produisent à ces endroits.

L’an dernier, 47 accidents seulement ont été recensés par Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. C’est peu mais à la fois “encore de trop” , estime Benoît Gilson, general manager public&corporate affaires d’Infrabel. En effet, 12 personnes ont encore perdu la vie. “Comme l’année précédente, cela représente un décès par mois.” Un chiffre noir contre lequel Infrabel prend des mesures.

La première d’entre elles est la suppression progressive d’un grand nombre de passages à niveau. Depuis 2005, 160 passages à niveau ont été supprimés. L’objectif pour cette année 2010 est d’en supprimer encore une vingtaine pour atteindre 1.889 passages à niveau en activité. Des suppressions qui coûtent chaque année un budget moyen de 12 millions d’euros. Mais, “pour prendre une comparaison, ce n’est pas parce qu’il y a environ 800 tués sur les routes que l’on va supprimer toutes les routes. Supprimer tous les passages à niveau est impossible” , glisse Benoît Gilson.

La sécurisation des installations existantes est donc une autre priorité pour le gestionnaire du réseau qui investit en moyenne une dizaine de millions d’euros chaque année pour renforcer la signalisation et ainsi attirer un maximum l’attention des usagers, principalement celle des usagers faibles.

Ceux-ci sont les principales victimes de l’impatience et de l’indiscipline face aux barrières. Dans 70 % des cas, l’accident avec un piéton sera en effet mortel. Dans 50 % des cas pour les deux-roues. Pour une voiture, l’accident sera mortel dans 11 % des cas.

D’où l’intérêt d’une prévention accrue pour tordre le cou aux idées préconçues. “Les gens se disent qu’ils vont voir ou entendre le train arriver. Quand on voit le train ou qu’on l’entend, c’est déjà trop tard… Vous êtes mort !”, conclut Benoît Gilson.



© La Dernière Heure 2010