Le troisième, Anis, absent au procès mais condamné, a de nouveau disparu.

Des tueurs dans l’Horeca bruxellois. C’est ainsi qu’étaient présentés des frères Ben Amor après deux fusillades survenues sur fond de querelles entre patrons de restaurants. Une première en 2011 où le gérant de trois établissements de la chaîne Les 2 Orient s’en était sorti vivant après avoir été visé de pas moins de treize coups de feu. Acquittés en première instance pour cette tentative d’assassinat, les frères Ryadh et Anis Ben Amor ont été, respectivement, condamnés en 2016 à cinq ans et 40 mois de prison pour les faits requalifiés en coups et blessures.

Un nouveau procès visant trois frères de la famille Ben Amor vient de s’achever devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour une seconde fusillade, le 13 octobre 2013 à Strombeek-Bever. Ici encore, la victime n’était autre qu’un patron d’établissement.

Au total, cinq prévenus étaient poursuivis pour cette tentative d’assassinat, dont trois frères Ben Amor : Anis, Sami et Riadh. Sami et Riadh, défendus par les pénalistes Nathalie Gallant et Olivier Martins, viennent d’obtenir un acquittement !

Malgré le comportement des deux frères après la fusillade - l’un avait pris la fuite pendant deux mois, l’autre avait prêté le véhicule servant à l’expédition punitive - le tribunal a retenu l’absence d’éléments matériels permettant d’établir la participation de ces deux frères à la tentative d’assassinat. Les voilà donc acquittés.

Le troisième frère, Anis, absent lors du procès, a, lui, été condamné par défaut à sept ans d’emprisonnement, tout comme deux complices, Johnathan et Lahcen (six ans).

Anis Ben Amor qui, après deux ans de cavale, avait fini par se rendre aux autorités judiciaires en 2015, avant d’être remis en liberté provisoire contre une caution de 20 000 euros, a de nouveau disparu. Il ne s’est pas présenté au procès. Le tribunal vient d’ordonner son arrestation immédiate, précisant qu’il était "justifié de craindre que le condamné ne tente de se soustraire à l’exécution de sa peine eu égard à la hauteur de celle-ci".