À l’issue d’une descente policière menée en date du 25 octobre 2013, tout le matos nécessaire pour cultiver 1.100 plants - mais pas un gramme de marchandise - avait été retrouvé dans l’entrepôt qu’il louait rue Dupré à Jette.

Hafid, 32 ans, avait alors assuré ne pas être le gestionnaire de cette plantation. Il prétendait au contraire avoir sous-loué les lieux à un homme qu’il avait rencontré dans un café et dont il ne connaissait absolument pas l’identité.

Résultat ? La juge d’instruction bruxelloise Claire Bruyneel n’en avait pas cru un mot et l’avait illico placé sous mandat d’arrêt pour "fabrication de stupéfiants dans le cadre d’une association".

L’homme ne sera toutefois resté en détention préventive qu’un peu plus de deux mois. Après avoir été judicieusement conseillé, il vient en effet d’obtenir sa libération pas plus tard que vendredi passé - 27 décembre 2013 - devant la chambre du conseil. Succédant à un confrère, Me Sébastien Courtoy a repris sa défense en date du 29 novembre 2013. Aussitôt, Hafid a modifié sa version et trouvé la parade pour quitter la case prison.

À présent, Hafid explique qu’il a renoncé au dernier moment à mener son projet criminel à bien ! Pourquoi ? Parce qu’il n’avait pas envie d’une vie de malfrat et ne voulait surtout pas causer déshonneur et chagrin à ses parents !

Autrement dit : si l’on n’a pas trouvé le moindre gramme de cannabis sur place, c’est parce que Hafid avait renoncé en dernière minute à semer ses graines et non pas parce qu’il avait déjà récolté l’herbe, comme le soutient depuis le départ le procureur du Roi en charge de l’affaire.

Précisons à cet égard qu’en revendant son ancienne habitation située place Eugène Simonis, Hafid a fait l’objet d’une plainte tendant à prouver qu’il n’en serait pas à son coup d’essai. L’acquéreur du bien s’étant présenté aux services de police après avoir également mis au jour tout le matos nécessaire à une plantation de cannabis.

Contacté, Me Courtoy s’est quant à lui refusé à tout commentaire, si ce n’est… "Je crois au libre arbitre jusqu’au dernier moment. Tout homme, qui a un projet criminel, ne le mène pas jusqu’au bout. Heureusement !"