Dans ce contexte de crise sanitaire, des libérations anticipées et des interruptions de peine avaient été accordées par le ministre de la Justice de l'époque, Koen Geens (CD&V) en vertu d'un arrêté royal du 9 avril.

La mesure a permis de libérer de manière anticipée un total de 209 détenus (30 à Lantin, 11 à Andenne, 7 à Ittre, 5 à Jamioulx, 10 à Leuze-en-Hainaut, 7 à Marche-en-Famenne, 7 à Mons, 5 à Nivelles, 13 à Saint-Hubert, 6 à Saint-Gilles, 5 à Arlon, 2 à Huy, 7 à Forest, 4 à Tournai...). Sur ces 209 détenus, trois avaient dû être réincarcérés parce qu'ils n'avaient pas respecté certaines conditions de leur libération.

Par ailleurs, 508 détenus ont bénéficié d'une interruption de peine (surtout à Forest, Lantin, Marneffe et Saint-Hubert côté francophone). Ils ont pu eux aussi rentrer chez eux, en respectant des consignes strictes.

Au niveau de la détention préventive, il semble que les juges d'instruction ont également joué un rôle pour soulager les prisons. Selon l'ancien ministre de la Justice Koen Geens (CD&V), on constate - 12 % d'incarcérations. La détention préventive sous bracelet électronique a, elle, augmenté de 25 % entre les deux mêmes périodes.