Life4Brussels, pour aider les victimes de tous les attentats passés et à venir et se faire entendre des autorités.

Les proches d’une des victimes des attaques terroristes du 22 mars ont créé l'association d’aide Life4Brussels AISBL afin de fédérer le soutien aux proches de tous les attentats passés et à venir et de se faire entendre des autorités.

Après l’AISBL V-Europe créée fin 2016, Life4Brussels est donc la seconde association qui voit le jour en Belgique en lien avec les attentats de Bruxelles. Elle installe son siège à Louvain-la-Neuve. L’un des membres, Loubna Selassi, est l’épouse d’Abdallah Lahlali qui a perdu la jambe gauche à Brussels Airport. Jamila Adda, qui présidera Life4Brussels, fut la première femme à proposer son aide aux proches de M. Lahlali après le 22 mars.

L’AISBL se défend d’avoir pour vocation de rivaliser avec V-Europe. Son rôle sera au contraire de complèter et renforcer l’action de soutien aux victimes d’attentats terroristes. "Nous sommes les mieux placés pour parler des victimes. Trop de lacunes ont été décelées après les attentats. Nous avons plus que besoin de nous rassembler et nous entraider afin de pouvoir être entendus."

La nouvelle AISBL dénonce les interminables démarches administratives que les proches des victimes doivent mener ainsi que l’absence de coordination entre les différents niveaux de pouvoir.

Une priorité de Life4Brussels est de rencontrer le Premier ministre, Charles Michel.

Un autre objectif sera de nouer des contacts avec des associations de victimes du terrorisme créées en France après les attentats de Paris et de Nice.

Si elle est issue des attaques du 22 mars, Life4Brussels n’entend pas limiter son action aux drames de l’an passé. "Nous voulons faire renforcer les mesures de soutien aux victimes ainsi qu’à leurs proches. L’AISBL est créée aussi pour apporter une assistance, en Belgique ou à l’étranger, aux victimes du terrorisme ou aux personnes assimilées à des victimes de guerre, à leurs familles et à leurs proches, et ce, quelle que soit leur nationalité."

L’AISBL, qui craint que d’autres attaques se produisent, entend clairement étendre son action à tous les attentats.