Faits divers Des informations interpellantes sur la personnalité et le mode de vie de la victime, Denis-Adrien Debouvrie.

Le procès du meurtre du roi de l’Îlot Sacré se poursuit devant la cour d’assises de Bruxelles et continue de livrer des informations interpellantes sur la personnalité et le mode de vie de la victime, Denis-Adrien Debouvrie. On apprend notamment que ce riche septuagénaire, qui possédait la plupart des bâtiments historiques du quartier de l’Îlot Sacré à Bruxelles, avait créé un véritable labyrinthe dans son parc immobilier. "On accédait à tous les premiers étages des bâtiments qui étaient mitoyens, soit aux numéros 2, 4, 6, 8, 10 et 12 de la Petite rue des Bouchers et au 46 de la rue Marché aux Herbes, via des trous dans les murs. De l’artisanat pur et dur", a relaté un enquêteur. "On a dû mettre des flèches pour pouvoir sortir, sinon on y serait encore. On a mis trois jours à visiter ce dédale de pièces. Une cinquantaine environ", a-t-il raconté, encore ébahi.

"On passait directement d’un salon à une salle de bains, et d’une salle de bains à une cuisine. Mais l’état de propreté était lamentable. Il y avait des rats et des souris et une odeur pestilentielle régnait."

Dans ces nombreuses pièces, les enquêteurs ont retrouvé des dossiers contenant des copies de cartes d’identité et des résultats de tests médicaux de dépistage du sida. "Ce sont ceux que j’ai appelé les servants de monsieur Debouvrie", a expliqué le chef d’enquête. "Il s’agissait de jeunes hommes d’origine maghrébine qui étaient logés et nourris par monsieur Debouvrie en échange de faveurs sexuelles et de divers travaux. Il leur promettait argent, vacances, vêtements… Et eux, ils effectuaient toutes sortes de tâches ménagères et autres. Ils jouaient aussi parfois les gardes du corps", a encore expliqué le policier.

Le procès se poursuivra encore mardi et mercredi. L’accusé, Tarek Ladhari, qui était locataire de Denis-Adrien Debouvrie, nie toute implication.