Dès son entrée en politique au milieu des années 90 au sein du conseil communal sambrevillois alors qu’il avait à peine 20 ans, Jean-Charles Luperto, par ses interventions, laissait présager une vraie carrière. 

Celui qui s’était d’abord présenté sur une liste d’opposition, devenant ensuite indépendant, a été débauché par le PS local.

Le scrutin suivant a parlé : en 2001, il devenait premier échevin. Un strapontin vers un siège de député wallon et le mayorat. Aujourd’hui, Jean-Charles Luperto est le maître de Sambreville, régnant sur une majorité absolue socialiste. Il continue de veiller, localement, sur la très grande majorité des dossiers.

Ce qui fait dire à Bernard Riguelle, chef de file du CDH : "Si quelque chose lui arrivait, qu’on soit dans la majorité ou dans l’opposition, ce serait un tremblement de terre à Sambreville. L’homme prend une place énorme dans la commune."

Le mandataire, on le sait, a rempilé comme président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. On le dit aussi bien introduit au boulevard de l’Empereur, dans les hautes instances du parti. Une marque est sans doute cette place en tête de liste qu’il a obtenue pour l’arrondissement de Namur lors du dernier scrutin régional, au détriment d’Éliane Tillieux. Pourtant, c’est cette dernière qui a recueilli le plus de suffrages. Et qui s’est maintenue au sein du gouvernement.

En revoyant son parcours, Jean-Charles Luperto est aussi l’auteur d’une grosse bourde, que politiquement il payera très cher. Un canular téléphonique faisant croire au mayeur de la commune voisine, Joseph Daussogne, que sa maison allait être incendiée. Le maïeur jemeppois, également PS, avait fulminé et porté plainte, rendant ainsi l’histoire publique. La plainte avait été ensuite retirée, un non-lieu a été prononcé.

Mais Jean-Charles Luperto, vu par beaucoup comme ministrable, a loupé son entrée au gouvernement.