Faits divers La cour a décidé d’examiner le fond de l’affaire en février prochain.

La cour d’appel de Liège a constaté que le moyen soulevé par la défense de Jean-Charles Luperto concernant sa levée d’immunité et son renvoi devant le tribunal avait déjà été évoqué et qu’il ne pourrait plus l’être. Les magistrats ont renvoyé l’examen du fond de l’affaire à février prochain.

Faire appel d’une affaire qui n’est pas encore définitive entraîne que celle-ci devrait être jugée par les magistrats d’appel.

Donc, excepté un nouveau rebondissement, Jean-Charles Luperto devrait répondre des préventions d'outrage public aux moeurs (on parle bien d'outrage public aux moeurs et non d'attentat à la pudeur, comme nous l'indiquions erronément dans un premier temps), dont un prétendument commis en présence d’un mineur d’âge, devant la cour d’appel de Liège et non plus devant le tribunal correctionnel. Il perdrait donc l’opportunité qu’une seconde juridiction se penche sur le fond.

Jean-Charles Luperto nie les préventions mais la chambre des mises en accusation a estimé que des indices existaient pour quatre des huit préventions initiales.

Un jeune garçon a expliqué avoir, à plusieurs reprises, en 2014, constaté que Jean-Charles Luperto se masturbait dans les toilettes de la station-service de Spy.

La défense du député-bourgmestre de Sambreville (PS) estimait que la décision de levée d’immunité serait caduque parce que des pièces complémentaires ont été versées depuis la décision des parlementaires et que le tribunal ne pourrait pas examiner le fond du dossier.

La cour a suivi l’argumentation du ministère public. La réouverture des débats est prévue le 18 février 2020. Jean-Charles Luperto sera donc, sauf rebondissement, directement jugé par la cour d’appel.

Sarah Rasujew