Faits divers

Le parquet de Louvain a ouvert une enquête judiciaire à l'encontre de l'habitant d'une maison de Keerbergen (Brabant flamand) où des symboles nazis sont affichés. Celle-ci a été ouverte à la suite d'une plainte du Centre interfédéral pour l'égalité des chances Unia, a indiqué l'institution à Belga, confirmant une information du Morgen et de la RTBF. Georges B. a décoré sa villa d'un quartier résidentiel de Keerbergen de symboles nazis. Un drapeau avec une croix gammée est notamment suspendu dans un arbre.

Ce n'est pas la première fois que cet homme de 75 ans affiche ses sympathies nazies. En 2014, une plainte avait déjà été déposée. Le parquet de Louvain avait alors classé le dossier estimant "qu'aucun fait punissable ne pouvait être démontré". Des riverains ont récemment informé Unia du retour de ces symboles.


"Il y a suffisamment d'éléments pour déposer une nouvelle plainte", selon Bram Seberechts d'Unia. "Nous avons agi sur base de nouveaux éléments. Par exemple, l'habitant a installé dans ses arbres des textes contenant des messages antisémites clairement visibles depuis la voie publique. Unia annonce qu'elle se portera partie civile si l'homme est poursuivi."


La plainte est fondée sur des violations de la loi sur le négationnisme du 23 mars 1995. Des peines jusqu'à un an de prison sont prévues.

Le parquet de Louvain était injoignable pour un commentaire jeudi soir.