Le parquet dispose des premiers noms. Abatan joue aussi la fermeté

BRUXELLES La justice ne traîne pas dans l'affaire des maltraitances d'animaux, en tout cas à Bruxelles.

Le parquet de la capitale dispose des premières identifications des auteurs, reconnus sur les images de Gaia et d'Animaux en Péril. La totalité des images, soit environ 60 h, a été transmise au service spécialisé de la gendarmerie, qui dispose du matériel nécessaire. A bonne source, on estime qu'une liste complète de noms sera prête d'ici à quelques semaines et que des citations à comparaître seront alors lancées. En clair, les marchands d'Anderlecht vont droit au procès.

Pour rappel, la direction du marché d'Anderlecht a déjà expulsé de ses installations trois marchands qu'elle a elle-même identifiés. `Nous devons prendre les devants, faire comprendre à certains que ce qui s'est passé n'est pas admissible, même si je répète que des mesures draconiennes ont été prises depuis septembre dernier´, commente Joris Tiebout, administrateur-délégué d'Abatan. Le patron n'a pas du tout apprécié les dernières remarques de Gaia, affirmant qu'aucun inspecteur n'avait été vu au marché de mardi, en tout cas pas près d'une vache tombée au sol: `Mardi, onze personnes, dont huit en permanence, ont surveillé le bon déroulement du marché. Se trouvaient notamment sur place deux personnes du ministère de l'Agriculture et l'inspecteur dirigeant Bruxelles et le Brabant flamand. Une vache accidentée a effectivement dû être abattue, mais la procédure a été respectée.´

Par ailleurs, le ministère de la Santé a retiré mardi l'agrément de l'abattoir de Torhout. L'abattoir a enfreint certaines règles en matière d'abattage d'urgence et l'on a également relevé des pratiques contraires au bien-être des animaux. Pour une durée indéterminée, il ne peut donc plus être procédé à Torhout à l'abattage du grand bétail comme les bovins ou les chevaux.