L'entrepreneur avait réclamé 5.000 euros de compensation pour perte de revenus après que le professeur Van Ranst eut écrit sur Twitter fin juillet "ne venez pas à Anvers". Il avait néanmoins dit le mois dernier laisser tomber la procédure. Il a demandé au tribunal de conserver la requête mais celui-ci ne l'a pas suivi. M. De Kerpel, de l'entreprise Durapack, estimait que le tweet en question lui avait causé des dommages en tant qu'entrepreneur et avait décidé d'engager une procédure civile contre le virologue. Il exigeait 5.000 euros, le dossier a été plaidé devant le tribunal civil de Malines le mois dernier. L'annonce que De Kerpel voulait arrêter la procédure est alors arrivée. "Nous renonçons à la procédure mais pas à la plainte qui demeure", a expliqué maître Davina Simons au nom de Rudi De Kerpel. Concrètement, cela signifie que la procédure est en quelque sorte figée et peut être rouverte ultérieurement si on le souhaite.

Marc Van Ranst s'est, pour sa part, opposé à la fin de la procédure.

Le juge a décidé de mettre fin à la procédure et a tranché en faveur de M. Van Ranst. Le tribunal est d'avis qu'aucune imprudence de la part du professeur Van Ranst ne peut être démontrée, pas même la moindre erreur. Rien n'indique que la déclaration, selon les connaissances scientifiques de l'époque, aurait été incorrecte, ou que lui, en tant que virologue, l'aurait conseillée de manière imprudente. Pour ces raisons, la demande n'a pas été jugée fondée et a donc été rejetée.

Marc Van Ranst se voit octroyer une indemnité de 780 euros à payer par M. De Kerpel, une compensation pour les frais qu'il a engagés pour consulter lui-même un avocat. De plus, Durapack prendra également en charge les frais de justice, estimés à 165 euros.