Faits divers La mère des deux enfants belges décédés avait expliqué qu’ils devaient mourir pour se réincarner .

Il y a une dizaine de jours, un terrible drame avait secoué le petit village de Godella, situé à quelques kilomètres au nord de Valence, en Espagne. Amiel et Echel, frère et sœur de trois ans pour l’un et cinq mois pour l’autre, avaient été retrouvés morts, à moitié enterrés dans une propriété abandonnée. Les enquêteurs avaient rapidement interpellé leur père belge, Gabriel Salvador Carvajal, ainsi que leur mère espagnole Maria Gombau. Cette dernière tentait de se cacher, à moitié nue, dans un tonneau.


Si les circonstances du drame étaient encore floues au lendemain de l’arrestation, les auditions des parents avaient rapidement permis d’établir que c’était la mère qui était à l’origine du décès. Elle aurait déjà tenté de noyer ses enfants la veille des faits, et ce serait elle qui aurait porté les coups fatals à ses enfants, estimant qu’ils devaient mourir pour se réincarner dans un monde meilleur !

Aujourd’hui, le journal espagnol El Païs révèle que la mère infanticide avait déjà eu des crises de démence par le passé. Notamment il y a 3 ans, à la naissance d’Amiel, son premier enfant. Des troubles qui s’étaient à nouveau manifestés en février dernier. La jeune femme, qui devait passer la nuit chez sa mère, avait quitté la maison en pleine nuit avec son jeune bébé dans les bras, avec une simple couverture comme protection alors que le thermomètre ne dépassait pas les quatre degrés. La jeune femme et son bébé avaient heureusement pu être retrouvés sains et saufs quelques heures plus tard.

Maria Gombau avait accepté de consulter un psychiatre, qui n’avait toutefois pas diagnostiqué de trouble mental. Interrogé sur son comportement, relate El Païs, Gombau avait répondu simplement : "Ne peut-on pas sortir faire une promenade ?".

Depuis, Maria était retournée dans le squat qu'elle occupait avec Gabriel. Selon des proches, c’est lui qui l’aurait initiée aux sciences occultes et au mysticisme. Trois jours avant l’infanticide, la grand-mère des enfants avait introduit une nouvelle demande aux autorités pour faire retirer leur garde à leur mère, après que celle-ci ait fait part de ses intentions de rencontrer “le créateur”. Ce que la grand-mère des enfants avait interprété comme une annonce de suicide.

Aujourd’hui, Maria Gombau Mesua a été placée à l’isolement en prison, dans une cellule constamment surveillée pour éviter toute tentative de suicide. Son compagnon Gabriel, originaire de Bruxelles, a également été écroué pour complicité dans l'infanticide.